Institut culturel Avataq

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Hélène Moisan © 2016

     Le 1er avril dernier, le GESLA a visité les locaux de l’Institut culturel Avataq. La mission de ce centre, fondé en 1980, est de préserver et mettre en valeur la culture, la langue et le patrimoine inuit. La question de la culture ayant été mise de côté lors du développement d’institutions suite à la convention de la Baie-James en 1970, les anciens jugèrent primordial de créer un centre qui s’y consacre.

N’ayant accès qu’à peu de financement, l’Institut développe ses collections au fil de projets proposés par les communautés. Ainsi, Avataq possède ou a accès à des fonds d’archives, des photographies, des œuvres d’art, des données généalogiques, etc. Certains éléments des collections peuvent être consultés en ligne, mais l’accès complet n’est possible qu’à partir de la bibliothèque de l’Institut. Beaucoup de visiteurs se rendent sur place, au 4150 Ste-Catherine O., principalement pour naviguer parmi les archives photographiques.

Selon notre hôte, madame Sylvie Côté Chew, la plus grande richesse du centre est l’ensemble d’enregistrements audio en langue inuit, l’inuktitut. L’équipe d’archivistes s’affaire d’ailleurs à les retranscrire, lentement mais surement.

La bibliothèque de l’Institut, développée sans avoir été prévue, regroupe, entre autres : des rapports d’archéologie, des ouvrages en inuktitut, les numéros de la revue de l’institut (Tumivut), des fonds d’archives et des copies de ressources disponibles à BAC et à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le but principal de la constitution de ces collections est de faciliter les processus pour les Inuits qui désirent se renseigner sur leur patrimoine, en rapatriant le plus d’information possible à un endroit. Montréal fut désigné comme lieu de consultation, bien que le siège social soit à Inukjuak, pour assurer une sécurité et une bonne conservation des documents.

Les bureaux de la rue Ste-Catherine abritent une petite équipe constituée, entre autres, d’archéologues, d’une traductrice, d’une généalogiste et d’archivistes. Malheureusement, l’austérité n’épargne pas cette institution : plusieurs postes n’ont pas été renouvelés au fil des ans. Bien que l’Institut ait reçu l’aide d’un diplômé en sciences de l’information pour tenter de mettre sur pied un système de classification dans la bibliothèque, cette dernière n’héberge pas de bibliothécaire. Plusieurs tâches sont donc en suspens. Avis aux intéressés : l’équipe d’Avataq se fera un plaisir d’accueillir un bénévole avide de défis!

Une institution culturelle avec une histoire et une mission fascinantes, qui vaut certainement le détour!

 

Par Hélène Moisan

 

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Hélène Moisan © 2016

 

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Hélène Moisan © 2016

 

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Hélène Moisan © 2016

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Le site Web du GESLA se refait une beauté !

https://www.flickr.com/photos/thomashawk/9980012946/in/photolist-gcUb9J-5Sfgni-o3hQhF-4EjNgb-5LGsPC-625zLs-xRZYfc-5mnGg2-3eJvag-55SqWY-g9bxt-3UzBD-5CHj6Z-BEH8J-8d1Q22-5CHiUv-7b2DyF-eXnr4G-dmsmG-o3hUZL-6TuiiW-ojMkBr-777FW7-kaqrJX-gt4Hc-7b6s6G-f59EJA-7AnRXG-bWNJyM-8qL8ep-nSd1Cn-75uU5F-pncqQ6-5CHiPz-7b2Eoi-6C5kPm-eUJ4tp-6kTuH7-49VSSL-251LCz-icse6i-bkcjb4-ocH5QA-4aASrS-bsG5Sq-86cM6z-5u9exz-839vki-7b6rZ3-4nBGW8

Thomas Hawk 2008 Flickr

Le GESLA a procédé tout récemment à la refonte de son site Web. En plus de son nouvel aspect visuel, il est désormais possible de laisser des commentaires à la suite des articles d’actualité et des comptes rendus de visites. Les articles sont également bonifiés par quelques photos. De plus, nous avons recensé tous les comptes rendus du GESLA parus depuis 2010 ; certains des liens vous mèneront sur le site de La Référence, le journal étudiant de l’EBSI.

 

Nous espérons que vous apprécierez ce vent de changements !

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Bibliothèque du Parlement canadien

Vue d'ensemble

Laetitia Le Clech, 2016, CC-BY-NC

Le 4 mars dernier, grâce aux efforts de l’équipe du Groupe étudiant de la Special Libraries Association, nous avons eu droit à une visite personnalisée du bâtiment principal de la Bibliothèque du Parlement à Ottawa. Les employés nous ont chaleureusement accueillis et guidés à travers différents espaces de l’édifice historique, généralement inaccessibles au public.

Située à l’arrière de la Colline parlementaire, la Bibliothèque ouvre ses portes en 1876. Ses origines remontent à la fusion des bibliothèques législatives du Haut-Canada et du Bas-Canada en 1841. Sa conception, caractérisée par l’ère victorienne et de style néogothique, a été réalisée par les architectes Thomas Fuller et Chilion Jones. On doit sa forme circulaire, ses galeries, ses alcôves et ses portes coupe-feu au premier bibliothécaire parlementaire, Alpheus Todd.

Aujourd’hui, la Bibliothèque compte une trentaine d’employés assistant les besoins de recherche des parlementaires, des hauts fonctionnaires du Sénat et de la Chambre des communes. En plus de répondre quotidiennement aux demandes de repérage et d’analyse de l’information, la Bibliothèque offre à sa clientèle des services de veille informationnelle, de référence et de consultation. Étant donné le nombre élevé de requêtes, les bibliothécaires négocient à l’occasion le délai de traitement et peuvent parfois demeurer en poste tant et aussi longtemps qu’un député est présent au Parlement.

La collection de la Bibliothèque est répartie entre six édifices parlementaires et contient environ 700 000 documents imprimés et numériques. Principalement concentrée sur l’histoire et le droit nord-américain et européen, la collection propose aussi de nombreux romans canadiens. L’édifice principal renferme la salle des livres rares que nous avons eu la chance de visiter! Nous y avons découvert notamment un exemplaire du livre de Samuel Champlain « Voyages et descouvertures faites en la Nouvelle France, depuis l’année 1615 jusques à la fin de l’année 1618 » publié en 1627, la copie personnelle et rehaussée d’esquisses de Jean-Jacques Audubon « The Birds of America » publié entre 1827 et 1838, ainsi que l’écritoire de la Confédération. À l’instar de plusieurs milieux documentaires, le nombre d’ouvrages électroniques contenus dans la collection accroit rapidement. Toutefois, malgré la multiplication d’outils de recherche en ligne offert à la clientèle, les demandes de référence ont fortement augmenté au cours des dernières années.

Ce fut donc une visite très enrichissante et appréciée par les étudiants présents de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information et du School of Information Studies de McGill. Nous avons été privilégiés d’assister au tour guidé offert par le personnel de la Bibliothèque du Parlement et garderons un excellent souvenir de la découverte du bâtiment historique et de son étonnante collection.

Par Sophie Murphy

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Laetitia Le Clech, 2016, CC-BY-NC

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Sophie Murphy © 2016

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Bibliothèque du Musée canadien de l’Histoire

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Mahée Lacourse, CC-BY-SA

C’est un accueil chaleureux que nous a réservé l’équipe de la bibliothèque du Musée canadien de l’histoire. Celle-ci fait partie du centre de ressources du Musée qui s’est mis en place en 2013, comprenant les archives et la collection d’artefacts. Cette réorganisation, qui est aussi une réorganisation physique puisqu’elle a enlevé un étage à la bibliothèque, est en phase avec une approche intégrée des services d’information qui se développe actuellement.

La bibliothèque offre ses services aux chercheurs, aux étudiants et aux conservateurs du Musée. Ses services de références sont ainsi très sollicités. Ses collections sont centrées sur les sciences humaines, comme l’ethnologie, l’archéologie, la muséologie ou encore l’histoire des peuples autochtones. Elle propose aussi l’ensemble des publications du Musée depuis 1910, et met à disposition des dossiers sur les chercheurs rattachés au Musée (biographies et articles), ressources qui sont très demandées. Sa collection de livres rares comporte plus de 3000 titres, dans laquelle nous avons pu observer un des exemplaires du Manifeste du Refus global ainsi que des catalogues anciens de grands magasins. Enfin, la bibliothèque dispose d’une collection importante de périodiques, avec pas moins de 2000 titres, et propose aussi des catalogues de ventes d’œuvres, qui sont eux aussi très demandés.

Ce fut une brève visite, mais elle nous a, comme toutes les visites du GESLA, permis de découvrir un milieu documentaire, celui d’une bibliothèque de musée. Et, si jamais, une exposition sur les Vikings vous attend !

 

Par Etienne Magnan

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